Les technologies de l’information sont une solution , parmi d’autres, pour faire face aux enjeux environnementaux, et globalement aux enjeux du développement durable, c’est-à-dire aux enjeux sociaux ,économiques et de gouvernance.
Elles ne sont que des outils de gestion de l’information. Tout dépend de la qualité des informations fournies aux systèmes et de l’utilisation des systèmes d’information.
C’est l’idée majeure retirée de la deuxième conférence sur les Green IT, organisée ce mercredi 9 juin à l’Hotel Hilton de la Cité Internationale de Lyon, par IT ADVICE, société de conseil et de services en informatique, et ENVISCOPE, site d’information sur l’environnement. Une cinquantaine d’invités ont été accueillis par Patrick Mahamou, président directeur Général d’IT ADVICE et Michel Deprost, responsable du site ENVISCOPE pour cette conférence d’une série de quatre rencontres prévues pour 2010 sur les TIC vertes”.
La rencontre a permis d’écouter Schariar ATOUI, expert en solutions logicielles dans le domaine du développement durable, pour la société SAP ( http://www.sap.com/france/index.epx ) et Laurent Lefevre, chercheur l’Institut National de Recherche en Informatique et Automatique ( INRIA http://www.inria.fr/, ) au sein d’un laboratoire installé à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon.
Schahriar Atoui a rappelé que SAP, numéro un mondial des applications professionnelles, développe depuis une quinzaine d’années des solutions qui recouvrent les domaines du développement durable et de l’environnement. Des solutions peuvent désormais être intégrées par les entreprises pour gérer les informations concernant les produits, les processus de fabrication (rejets, énergie), mais aussi les aspects sanitaires de leur activité. SAP a développé aussi des solutions qui permettent de calculer l’empreinte carbone d’un produit, en intégrant les données comme ses composants, le poste transport, la composante carbone des produits ou composants fournis par des sous-traitants.
SAP propose aussi des solutions de reporting, qui offrent une vision synthétique des données sur des pans entiers de l’activité de l’entreprise. Ce reporting lui-même peut produire des indicateurs qui peuvent être fournis à un n ombre grandissant de parties prenantes : agences de notation, organisation non gouvernementales, collectivités, actionnaires, etc.
Laurent Lefevre, a pour sa part présenté les travaux menés en particulier sur les réseaux. Son constat initial : malgré les incertitudes sur les données concernant l’énergie mobilisée lors d’une requête sur Internet, le développement des usages sur les réseaux accroit la consommation d’énergie de ce secteur. Une bonne part de cette électricité est d’origine fossile, et les émissions de carbone sont importantes.
Les enjeux ont les suivants : il convient d’optimiser le fonctionnent les réseaux, qui relient plusieurs machines à des serveurs gourmands en énergie. Plusieurs techniques peuvent être utilisées, qui reposent par exemple sur la mise en veille des fonctions logicielles qui ne sont pas nécessaires pour la réalisation des tâches requises à un instant précis. Plusieurs méthodes permettent de réduire la sollicitation des systèmes tout en conservant une bonne qualité de service.
Les économies envisageables au niveau des logiciels, comme au niveau du fonctionnement des matériels sont appréciables. Elles ne doivent pas être négligées, même si la mobilisation autour des « green IT » semble parfois relever d’une certaine mode technologique. La mobilisation autour de des « green IT » n’existait pas avant 2007, et les résultats attendus depuis deux ans ne sont pas encore clairement perceptibles. La mobilisation reste nécessaire, même si les progrès au niveau des machines peuvent laisser envisager une division par 1000 des consommations énergétiques. En effet, les usages des technologies de l’information ne pourront que se multiplier.
Les deux prochaines Conférences « Green IT ITTea Time » auront lieu les 23 septembre 2010 et 25 novembre 2010, autour d’un programme en cours de préparation.